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Où vivait André Breton ?

Lorsqu’on parle d’André Breton, c’est souvent le titre d’écrivain qu’on lui confère. Il ne faut pas non plus oublier qu’il est aussi un écrivain, un animateur et un théoricien du surréalisme. C’est à lui qu’on doit les livres « Nadja, L’Amour fou » et les différents Manifestes du surréalisme. Si on revient sur son histoire, André Breton est né à Tinchebray dans l’Orne le 19 février 1896 et il est mort à Paris le 28 septembre 1966. Jusqu’à ses 70 ans, il est passé de ville en ville et dans ce dossier, nous allons présenter quelques-uns de ses lieux de résidence.

Son jeunesse

C’est à Tinchebray dans un petit village en Normandie que naît André Breton qui deviendra plus tard une figure majeure de l’art et de la littérature française du XXème siècle. C’est à ses quatre ans qu’il déménage avec sa famille à Pantin en Seine-Saint-Denis, dans la banlieue nord-est parisienne. Il fait ses études au collège Chaptal dans le huitième arrondissement de Paris où il se lie d’amitié avec Théodore Fraenkel et René Hilsum. C’est avec ces amis-là qu’il griffonne ses premiers poèmes. Après son bac, il suit des études en médecine.

Lorsque la guerre est déclarée le 3 août 1914, André Breton se retrouve à Lorient. En février 1915, il se voit obligé de partir à Pontivy, car il est mobilisé au 17ème régiment d’artillerie. Quelques mois plus tard, il passe de l’artillerie à Pontivy au service de santé à Nantes en tant qu’infirmier.

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Le jeune homme demande en été 1916 une affectation au centre de neuro-psychiatrie à Saint-Dizier. Le mois de novembre de cette même année, André Breton est envoyé au front. Il y reste une année et c’est en 1917 qu’il arrive à Paris. Pendant ces années, André Breton ne s’affiche pas comme un simple infirmier, il affiche clairement sa passion pour l’art et la littérature et il envisage même l’écriture d’un livre avec Aragon et Soupault.

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Le début de son aventure littéraire

Après être revenu du front en 1917, André Breton semble s’être enraciné à Paris. Son projet avec ses amis voit même le jour en février 1919 avec la création de la revue Littérature. Il se laisse par la suite entraîné par différents projets littéraires. En été 1921, l’écrivain passe un court séjour dans le Tyrol en Europe Central et en profite pour passer à Vienne pour rendre visite à Sigmund Freud.

A cette époque, André Breton n’a plus le même point de vue que ses amis par rapport au style d’écriture. Il va même jusqu’à se confier à Roger Vitrac qu’il ne voulait plus écrire. Il a fait un petit break avant de reprendre la plume pour écrire des poèmes. En 1924, toujours à Paris, il arrive à publier le Manifeste du surréalisme dans lequel il s’affirme en tant que surréaliste. Avec d’autres écrivains, André Breton arrive à se faire une petite communauté de surréalistes. Il va même jusqu’à adhérer au Parti communiste français en janvier 1927. En août 1927, il commence l’écriture de Nadja et il commence à fréquenter Suzanne Muzard.

Cette liaison qu’André Breton a avec Suzanne Muzard lui fait des problèmes dans son cercle d’amis. Il semble même oublier le mouvement surréaliste qu’il a lancé, mais il se rattrape en décembre 1929 avec la parution du second manifeste du surréalisme. Ceci ne semble pas régler ses soucis, car ses anciens amis ripostent avec la publication d’un recueil collectif de pamphlets contre Breton. Après quelques chamboulements, il arrive à organiser la première exposition internationale du surréalisme à Paris en 1938.

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De l’exil à l’insoumission

En 1939, André Breton est à nouveau mobilisé et il est affecté en tant que médecin à l’école prémilitaire aérienne de Poitiers en janvier 1940. Le 17 juin, se trouvant en « zone non-occupée », il trouve refuge à Salon-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône. Peu de temps après, il repart à Marseille pour rejoindre Jacqueline et leur fille. Lorsque le maréchal Pétain passe à Marseille, l’écrivain qui est aussi théoricien surréaliste est désigné comme « anarchiste dangereux ». Il est emprisonné sur un navire pour quatre jours.

Le 25 mars 1941, André Breton décide de partir pour New York avec Wifredo Lam et Claude Lévi-Strauss. Les compagnons surréalistes font escale à Fort-de-France en Martinique où André Breton est interné et libéré sous caution par la suite. C’est le 14 juillet qu’il arrive à New York et s’y installe. Il y travaille pour les émissions de radio « La Voix de l’Amérique ». Il s’offre des vacances à l’extrémité sud-est du Québec avec Elisa Bindorff à la fin de l’année 1943 et revient plein d’énergie à New York. A son retour, il se lance dans la publication de « Arcane 17 ». L’écrivain part dans le Nevada, plus précisément à Reno pour pouvoir se marier avec Elisa. Leur voyage se poursuit avec une visite des réserves des indiens.

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En décembre 1945, André Breton part pour Haïti. Il y reste avant son retour en France. Il arrive sur le territoire français en mai 1946. Malgré la situation, il poursuit ses activités du surréalisme. Les années qui suivent, il s’intéresse à l’Art Brut et à la citoyenneté mondiale. En 1965, la neuvième exposition internationale surréaliste a lieu. Une année plus tard, l’écrivain tombe malade. A cette époque, il se trouve à Saint-Cirq-Lapopie où il avait une maison.

andre-bretonSon état de santé ne s’améliore pas et il est rapatrié à Paris le 27 septembre 1966. Les médecins à l’hôpital Lariboisière n’ont pas pu retenir sa vie et il meurt le lendemain de son admission à l’hôpital. Il est par la suite enterré au cimetière des Batignolles dans le 17ème arrondissement de Paris.

 

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