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Sur une colline dominant un large coteau planté d’arbres et de haies, un prieuré, à l’ombre d’un immense marronnier, plonge allègrement ses origines dans l’époque médiévale. Il a encore fière allure même si les cicatrices du temps marquent aujourd’hui cruellement sa physionomie … C’est qu’il fut forteresse en son temps et qu’il en impose encore beaucoup. Quelques marches d’un escalier en pierre du XVIIIème siècle invitent à accéder à un perron couvert d’un auvent. Au dessus de la porte, un blason martelé rappelle une époque glorieuse. En contournant le monument une cour entourée de hauts murs ponctués d’une tour carrée offre un espace insaisissable. Il semble, à première vue, que le lieu se soit à jamais endormi. Il ne demande pourtant qu’à se réveiller pour retrouver sa beauté d’antan. L’ensemble du site invite à la contemplation et la poésie d’un tel lieu écrit tout naturellement les rimes qui le mettraient en mouvement:

« Comme de longs échos qui de loin se confondent
Dans une ténébreuse et profonde unité,
Vaste comme la nuit et comme la clarté,
Les parfums, les couleurs et les sons se répondent…»
(Charles. Baudelaire)

Installer dans ce prieuré, injustement en déshérence, une Maison européenne de la poésie, est sans doute la plus belle occasion de le restaurer. Dans cette terre magnifiquement labourée par l’écriture de George Sand, la force et la beauté des mots, seront ainsi la base d’une renaissance patrimoniale. Le prieuré du Magny renaîtra, donc comme le Phénix. Ses espaces réinventés et sauvegardés offriront alors le meilleur d’eux-mêmes pour accueillir les poètes et le public nombreux. Chaque année, au mois de juin ses jardins offrent un cadre idéal au Salon international de la poésie et le marronnier géant abrite déjà, sous ses généreuses branches, la préfiguration de ce qui deviendra bientôt la «Maison européenne de la poésie en pays de George Sand»: une belle utopie pleine de promesses!

Georges Buisson

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